Interdiction de pratiquer la baignade dans les canaux et rivières domaniales

Le 8 mai 2008, une fillette de 7 ans, son cousin de 9 ans et son frère de 10 ans se baignaient dans un bras de la Moselle, à hauteur de Bousse, près d’Hagondange. La mère de l’un des enfants était présente, lorsqu’ils ont été emportés par le courant, vers 15 h 30. L’aîné des enfants a été sauvé par un cycliste, sa sœur et son cousin ont coulé à pic. Seize plongeurs ont été mobilisés pour tenter de les repêcher. Malgré ¾ d’heure de tentative de réanimation, les sauveteurs n’ont rien pu faire pour les deux enfants.

Le 29 avril 2007 à 16 h 00, un jeune messin de 22 ans est mort noyé dans la Moselle à Montigny-lès-Metz (57), à l’endroit où la rivière se sépare en deux bras sur une courte distance, formant un îlot central. Le jeune homme s’était tranquillement assis, le corps partiellement immergé, quand une péniche est arrivée. Son passage aurait provoqué un fort mouvement de l’eau, aspirant le jeune homme dans son sillage.

Le 29 juillet 2006 à 15 h 30, un homme de 25 ans s’est noyé à Longeville-lès-Metz (57) dans la Moselle à proximité de la station motonautique de la Moselle.

Le 23 juillet 2006 à 10 h 00, un touriste allemand s’est noyé sous les yeux de sa femme dans la Moselle en aval du barrage de Vandières (54), il avait 23 ans !

Le 29 octobre 1995, un jeune homme de 18 ans s’est noyé dans la Moselle à hauteur du domaine des Eaux-Bleues à Liverdun (54) (endroit baptisé ainsi en raison du passage de courants très froids) alors qu’il effectuait une promenade sur un Zodiac avec un camarade. Les deux jeunes hommes ont été éjectés de l’embarcation en raison des courants. Le deuxième jeune homme a réussi à atteindre la rive à la nage mais n’a pu sauver son ami de la noyade.

Le 30 juin 1995 à 15 h 45, un collégien de 14 ans a été happé par un tourbillon et s’est noyé alors qu’il s’amusait avec des camarades dans les eaux de la Moselle sauvage à Pagny-sur-Moselle (54).

Le 30 juillet 1989, trois jeunes pêcheurs se trouvant, les pieds dans l’eau, sur le petit appendice en aval du barrage de Pompey (54), ont été surpris par l’ouverture des vannes de l’ouvrage et ont glissé dans les remous. Aucun n’a pu s’extraire des bouillonnements du barrage de Pompey.

Nous tenons à rappeler que la baignade, dans les canaux et rivières domaniales et leurs dépendances, est strictement interdite en dehors des plans d’eau réservés et autorisés à cet effet car elle présente de nombreux dangers pour ceux qui la pratiquent, notamment en raison du passage des bateaux et de la manœuvre des ouvrages (écluses, barrages, vannages, etc…).

Chaque année, en période estivale, cette interdiction n’est malheureusement pas respectée, le plus souvent par méconnaissance des textes et des dangers encourus.

Les risques de noyade sont pourtant bien réels, et notamment en raison d’une mauvaise visibilité sous l’eau (limitée à quelques centimètres), les micro-algues opacifiant l’eau, le sauvetage d’un baigneur en immersion est difficile voire impossible.

D’autre part, même si la qualité des eaux de nos rivières tend à s’améliorer, un risque de contamination par des maladies, telles que la leptospirose (maladie mortelle véhiculée par les urines des rongeurs), reste possible.

Aussi, si de fortes pluies ou des orages se sont abattus en amont du cours d’eau, le débit de celui-ci peut être, même par très beau temps, multiplié par 10 ou 20 et une zone, qui semblerait sécurisée par un baigneur, peut se révéler très dangereuse. De même, la température de l’eau et le courant entre la surface, qui peut être chaude et calme, et le fond de la rivière qui peut être tumultueux et froid peuvent donc varier énormément et générer un choc thermique pouvant engendrer une hydrocution.

La baignade à proximité des ouvrages de navigation est strictement interdite car elle est particulièrement dangereuse :

  • Les barrages sur les voies navigables sont des ouvrages qui retiennent l’eau pour permettre la navigation. Les barrages mobiles sont généralement automatisés, il n’y a aucune présence humaine sur l’ouvrage et si le débit du cours d’eau augmente, la vanne du barrage laisse passer une grande quantité d’eau pour maintenir un niveau constant. Ainsi une embarcation ou un baigneur présent en amont d’un barrage mobile, serait entraîné par le courant, franchirait l’ouvrage brutalement, pouvant heurter des pieux en béton armé situés en aval.

  • Les risques d’incidents existent également en aval d’un barrage en raison des variations importantes que peut subir le débit des cours d’eau.

  • La baignade, en amont des écluses, peut entraîner l’aspiration du nageur par le courant provoqué lors de l’ouverture des vannes pendant la manœuvre de remplissage du sas. Il en va de même pour un baigneur présent dans le sas lors de la vidange de l’écluse.

  • Les sauts des nageurs dans les voies d’eau depuis des ponts peuvent se révéler mortels. En effet, sous l’eau, les piles de pont, y compris celles des rives, sont quelquefois entourées de pieux métalliques, de blocs de béton ou de roches.

Télécharger le communiqué de presse en cliquant sur le lien ci-dessous :


   interdiction baignade 2011 (67.5 ko)
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